
Par Jonathan Hine
Traduit de l’anglais par Christine Cross.
Cet article a initialement été publié dans la revue Traduire, une publication de la SFT (juin 2016). Il est reproduit avec l’autorisation de l’auteur et de la traductrice.
Il était à vélo, seul aspect positif de la situation dans laquelle il se trouvait. La route côtière glissante montait, descendait, contournait l’un après l’autre les promontoires ; le vent et la pluie lui arrivant tantôt de front, tantôt de côté, l’éloignaient de sa trajectoire. En dépit de la pluie battante et glaciale qui ruisselait sur sa veste Arc’teryx, détrempant l’entrejambe de sa combinaison avant de couler jusqu’à ses chevilles, il pédalait inlassablement, tour de roue après tour de roue. Au sommet de la colline, il se hissa à la hauteur de sa compagne de route et adapta sa cadence à la sienne. Elle faisait grise mine. La pluie dégoulinait le long de son nez. Il savait bien qu’elle était tout aussi trempée que lui.
